Il y a plus de 14,000
ans, les ancêtres des indiens des plaines émigrèrent de l'Asie
vers le continent américain. Ils s' installèrent tout d'abord
dans la région des Grands Lacs. Puis au 17ème siècle, ils furent chassés
vers les plaines centrales des USA et du Canada sous la poussée
de tribus plus puissantes et aussi par la colonisation européenne.
Ces tribus étaient des chasseurs nomades qui suivaient les grands troupeaux
de bisons et faisaient du troc avec les autres tribus. Vers les années 1870,
la pression des colons blancs se fit plus intense. C'est le Général Custer de
armée américaine qui
commença a construire des forts militaires répartis sur ces territoires. Sa mission était
de prévenir l'incursion des blancs en territoire Sioux. Ce fut le contraire qui
se produisit puisque c'est Custer qui découvrit le premier
de l'or dans les Black Hills,
déclenchant ainsi une ruée
vers l'or
en territoire indien. Les relations
avec les blancs étaient alors tendues. Il se produisit de nombreuses escarmouches. Un
massacre survenu dans un village Sioux déclencha
une guerre qui devait durer plus de trente ans.
Les nations indiennes des plaines du Mid-West
De nombreuses tribus vivaient alors dans ces
plaines qui s'étendaient du Texas
au sud jusqu'en Alberta au Canada dans le Nord. Il y avait entre-autre des Cheyennes,
des
Sioux, des Crows, des Blackfoot.
La population totale représentait environ 200,000
personnes.
Ces tribus parlaient des langues différentes, même si certaines avaient
des mots ou des sonorités voisines. Une tribu se divisait elle-même en plusieurs
clans.
On ne se mariait pas au sein du même clan, lorsqu'un homme se mariait
il partait s'installer dans la communauté de son épouse.
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La vie au village Sioux
Les Sioux trouvaient leur
subsistance par la chasse, ils
devaient se déplacer souvent pour suivre la migration des troupeaux de bisons.
Les Sioux vivaient dans des
tipis, abris légers et résistants, facilement démontables. Les peaux de bisons
étaient utilisés pour faire les tipis. Le tipi et les accessoires
appartenaient à la femme qui devait le fabriquer, le transporter et le mettre en place.
Il fallait de entre 12 à 20 peaux de bisons pour fabriquer un tipi. Les hommes qui s'étaient
honorés au combat peignaient leurs exploits ou des symboles
sacrés sur le tipi. |
Les hommes de la tribu, guerriers et chasseurs!
Les hommes étaient chargé de la protection du village, c'est
pour cela que les femmes s' occupaient des travaux domestiques puisque
eux devaient être
prêts à défendre le village à tout moment, ils ne pouvaient donc pas être pris
au dépourvu avec les tâches domestiques. Les homme devaient
aussi prendre soin des chevaux. C' étaient leurs biens les plus précieux et ils devaient
constamment être
sur leurs gardes à cause des voleurs. Par ailleurs, le vol de
chevaux n' était pas considéré comme du vol, mais plutôt comme
un acte de bravoure.
C'était aussi de responsabilité des hommes de pourvoir aux besoins de la
famille. Ils chassaient donc le bison, animal qui était indispensable à la
survie de la tribu. Chaque partie de l' animalétait
utilisée, des cornes aux sabots.
Les armes pour la chasse et la guerre
Les hommes fabriquaient eux-même leurs armes.
Les
flèches étaient peintes aux couleurs de leur propriétaire afin que chacun sache
quel animal il avait tué à la
fin d'une chasse.
L'art de la guerre occupait une place importante dans la culture des indiens.
Les Sioux et les Blackfoot avaient d'ailleurs une forte réputation de guerriers,
ils étaient craints par les autres tribus.
Les Sioux se battaient pour protéger
et pour conquérir
de nouveaux territoires, mais aussi par vengeance. Mais la guerre avait aussi un aspect
cérémonial
et spirituel pour ces hommes. Les garçons apprenaientà se
battre à partir de l' âge de treize ans. Ils participaient alors à des raids pour
voler
des chevaux jusqu'à ce qu'ils aient amassé suffisamment de biens pour pouvoir
se marier (ils leur fallait verser une dote au père de leur fiancée).
Fumer le calumet
Avant de partir en expédition les indiens fumaient le calumet.
Ces longues pipes étaient sacrées et souvent décorées avec soin. Les indiens
fumaient
un
mélange
de tabac et d' herbes aromatiques. Le fait de fumer permettait de créer une harmonie
avec les éléments
spirituels. La fumée symbolisant la prière, le cadeau ou la demande
d' aide
du Grand Esprit.
Les braves se mettaient sous la protection de leur animal fétiche (ours, loup,
tortue, corbeau),
des forces de la nature (éclair, tonnerre, feu), ou du Grand Esprit. Ces symbolesétaient
peints ou
représentés
par des motifs de perles, voir encore gravés ou constitués de
peaux
et
de
fourrures.
Ils
apparaissaient
sur les vêtements, sur les armes, sur les chevaux. Les symboles religieux étaient
directement peints sur le corps du guerrier.
Les combats
ressemblaient le plus souvent à des escarmouches qu'à de vrais batailles.
A cette époque, l' important n'était pas de tuer l' adversaire mais de le toucher
ou compter un coup. L' auteur"d'un coup" pouvait alors porter
une plume d'aigle en récompense,
un peu comme nos soldats reçoivent une médaille.
Une façon de compter un coup était
de toucher son ennemi avec la main. Le mieux était de toucher un ennemi vivant
et armé, mais s'il était blessé ou mort, cela comptait aussi.
En sens inverse, le fait d' avoirété "touché" pour un guerrier
lui faisait perdre beaucoup de son statut. Dans certaines tribus, prendre
le
cheval ou
l' arme
d'un ennemi
apportait
plus
de gloire que de le tuer.
Le scalp de l'ennemi!
Mais tout cela allait changer avec l'arrivée des blancs, eux se battaient
pour tuer.
Ce sont les blancs qui commencèrentà scalper les indiens
et non l'inverse. A cette époque le gouvernement offrait une récompense
pour chaque scalp d'indien sans distinction; homme, femme ou enfant. Les indiens ont par la
suite repris cet usage à leur compte.
Rôle des femmes dans la tribu Sioux
Les femmes se levaient les
premières
pour ranimer le feu, de chercher de l'eau et préparer
le repas du matin qui était généralement
constitué de viande bouillie. Les indiens pratiquant
peu d' agriculture, les femmes intégraient donc aux repas des
fruits sauvages, des noix, des plantes et des racines comestibles.
La famille faisait en général deux repas par jour, le premier en milieu de matinée,
le second en fin d'après-midi. Leur mode de vie nomade impliquait que la nourriture
soit séchée pour être conservée. La viande et les fruits étaient
suspendus jusqu'à ce que le soleil les ait complètement séchés. Plus tard, ils
pouvaient être bouillis pour les attendrir à nouveau.
L' été était la saison propice pour le tannage des
peaux. Les femmes fabriquaient les vêtements, les mocassins, les selles et divers
objets et outils. Elles se servaient de piquants de porc-épic et de perles
pour décorer les vêtements.
Les femmes les plus habiles étaient admises au sein de sociétés particulières, elles seules étaient autorisées à fabriquer
des objets religieux; celles-ci avaient un statut important au sein de la tribu.
Malgré des journées de travail intense, les femmes savaient rester coquettes.
Après un bain dans la rivière toute proche, elles adoucissaient leurs cheveux,
et parfois leur corps avec de la graisse d' ours.
Les enfants de la tribu
Quand un enfant venait au
monde, le cordon ombilical était séché puis était
déposé dans une amulette. Il représentait le lien qui unit l' enfantà sa
mère, et à travers sa mère au reste de la tribu et au Grand Esprit.
Un membre de la famille très respecté était
chargée de donner un nom à l' enfant. Garçons et filles recevaient
les noms d' ancêtres ou de héros de la tribu. Une fille recevait
un seul nom qui ne changeait pas lorsqu'elle se mariait, mais un
garçon pouvait avoir plusieurs noms tout au long de sa
vie. Ils lui seraient donnés par les autres pour ses exploits ou
révélés dans un rêve ou une vision.
Les enfants jouaient souvent par imitation: ils s' entraînaientà leur futurs
rôles d' adultes. Les garçons chassaient et se battaient, et les filles jouaient à la
poupée ou avec des tipis miniatures. Il existait aussi des jeux de dés, des
jeux de balles ou avec des bâtons (ce qui ressemble au Hockey ou à la crosse).
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